Une seconde résidence Art & Architecture 2026 est programmée cet automne avec l’accueil, du 5 novembre au 19 décembre 2026, de l’artiste lithographe Mathilde Bodiguel.
Née à Vannes en 1993, Mathilde Bodiguel vit et travaille dans le pays de Quimperlé (Finistère) où elle développe une pratique artistique variée incluant la lithographie, la création textile (teinture, broderie) et la photographie argentique.
Elle a étudié aux Beaux-Arts d’Angers où elle a pu découvrir et expérimenter la lithographie, pratique dans laquelle elle s’est engagée par la suite, d’abord à l’Atelier du Thabor (Rennes), puis dans son atelier personnel à Orgères et aujourd’hui dans le Finistère : l’Atelier pierre-feuil. Elle a par ailleurs été formée à la teinture végétale par Michel Garcia et à la broderie à l’École de broderie de Quimper.
Depuis 2018, Mathilde Bodiguel enseigne à l’École des Beaux-Arts de Bretagne – site de Lorient et anime des interventions artistiques dans différentes structures sociales et culturelles du territoire : hôpital de jour, I.M.E., écoles, associations…
Son travail fait l’objet d’expositions individuelles et collectives depuis 2012.
La lithographie est une technique d’impression, d’un tracé dessiné à l’encre ou au crayon sur une pierre calcaire, datant du XVIIIème siècle. Par ses impressions sur tissus en grands formats et l’ajout de broderies, Mathilde Bodiguel renouvelle l’image de la lithographie dans une approche plus actuelle et contemporaine.
Ses travaux sont nourris par l’étude d’artistes et plus largement de l’histoire de l’art, d’écrits scientifiques, mais aussi et surtout de balades, randonnées en itinérance et de l’observation prolongée de l’environnement rural dans lequel elle se situe, « une réalité qui nous éveille au respect et à l’humilité ». Par le biais de croquis, écrits et photographies argentiques, son travail s’inspire du patrimoine naturel et géologique des territoires. Il a pour sujet les formes, couleurs et textures des végétaux, des minéraux et d’éléments organiques qui composent le vivant afin de créer « des images-paysages entre abstrait et figuratif ».
Architectures animales – Une résidence de recherche et création tournée vers les traces et habitats des animaux sauvages du territoire.
Aujourd’hui, les mammifères sauvages ne représentent plus que 5 % des mammifères sur Terre (contre 95 % d’humains et animaux domestiqués). Ils ont leurs habitats, leurs sentes, leurs repères, leurs territoires, partagés, mais aussi gardés et défendus. Leur présence est signifiée par les traces qu’ils laissent et par leurs habitats.
Le parc du Château de la Garenne et les abords de la rivière du Sac’h abritent et accueillent, quant à eux, nombre d’espèces sauvages (plus de 160 espèces d’oiseaux, des campagnols, écureuils, renards, sangliers, de nombreux insectes et différents amphibiens) grâce notamment au classement en zone Natura 2000 du Grand site Dunes Sauvages de Gâvres à Quiberon dont fait partie la ria d’Etel.
Certaines espèces sont sédentaires, d’autres de passage, et ces différents usages de l’espace forment une cartographie où chaque espèce vit différemment ces lieux : zones de passage, de nourriture, d’habitat… C’est sur ces traces de passages et d’architectures animales que l’artiste Mathilde Bodiguel travaillera au cours de son séjour en résidence.
Le travail de recherche et création mené en résidence par Mathilde Bodiguel à l’automne 2026 fera l’objet d’une restitution publique sous la forme d’une exposition, provisoirement intitulée Architectures animales, qui sera présentée du 14 janvier au 6 février 2027 au Château de la Garenne.















