Wild & Raw

Duncan Lewis Scape Architecture

Installation n°4

Prairies Saint-Martin | Rennes
Livraison printemps 2021

Espèce envisagée

Hirondelle

Mécène

Probimmo

Installé assez haut dans un grand eucalyptus des Prairies Saint-Martin, Wild and Raw se compose de trois importantes structures ovoïdes en paille, formellement inspirées des nids spectaculaires tissés par certains oiseaux d’Afrique.

« Au commencement, il y a des recherches sur les abris primitifs, les nids des oiseaux ou les ruches des abeilles. Ce qui m’a beaucoup intéressé, fasciné, c’est la façon dont les oiseaux – comme d’ailleurs d’autres espèces animales – construisent leurs abris dans une relation très directe au contexte. Ils construisent « avec » la situation dans laquelle ils vivent. Si l’on considère l’architecture d’aujourd’hui qui est à peu près partout la même, c’est une position qui, honnêtement, peut contribuer à développer une réflexion responsable et engagée pour penser l’habitat humain de demain.

Sur ce sujet, un livre m’a beaucoup marqué : Architecture Without Architects (1964) de Bernard Rudofsky. Rudofsky développe l’idée d’une architecture conçue par ses usagers – une approche peut-être plus sensible de l’architecture qui répond véritablement à un besoin et qui tient compte de la singularité du contexte. Pour moi, c’est dans cette direction qu’il faut aujourd’hui regarder. Il est urgent de réconcilier l’homme et son contexte, de les réunir, de les combiner.

Nos réflexions nous ont aussi conduits à nous intéresser aux weaver birds : des oiseaux d’Afrique du Sud qui fabriquent d’incroyables abris collectifs en utilisant, et donc en tissant, toutes sortes de matériaux naturels et de rebuts manufacturés comme des fils électriques. Leurs nids prennent alors l’allure d’excroissances souvent dingues qui révèlent l’ingéniosité et la capacité d’adaptation de ces oiseaux ».

Entretien de Duncan Lewis à Rennes le 26 janvier 2021

Références

Duncan Lewis – Scape Architecture

Bordeaux

« L’architecture est constituée, comme le paysage, de couches, de strates, d’épidermes dont il faut souder la mémoire. Retrouver cette mémoire et les failles qui la nourrissent conduit l’architecte à concevoir chaque projet dans un mouvement de déploiement, de fluidité, ininterrompu entre son ancrage dans un site précis et sa réalité constructive. Ainsi, dans les projets de collège à Fredrikstad, de tunnel ou de pont autoroutier (avec ASF et Cofiroute), de gîtes ruraux à Jupilles, de Cité scolaire Jean Moulin à Revin ou encore de Centre International de l’Art Pariétal Lascaux IV, des éléments extraits du site sont peu à peu réinjectés dans les constructions (les roches granitiques, les ambiances troglodytiques, les arbres et leurs feuillages). Chaque projet joue sur l’oscillation entre naturel et bâti, par renvoi permanent de matières, de formes, l’un ne prenant jamais le dessus sur l’autre. »

En savoir plus

Ecotone (bureaux, hôtel, restaurants, commerces, crèche…) – Arcueil – PC mars 2021 – DUNCAN LEWIS Scape Architecture, TRIPTYQUE architecture, PARC architectes, OXO, architectes associés.
© Duncan Lewis

Lycée Jean Moulin – Revin – 2016 – DUNCAN LEWIS Scape Architecture – JDG architecture composite, architectes associés.
Photo © Matthieu Tregoat

Lascaux IV, Centre International de l’Art Pariétal – Montignac – 2016 – DUNCAN LEWIS Scape Architecture – SNØHETTA OSLO AS, architectes associés.
Photo © Luc Boegly + Sergio Grazia

Gites ruraux – Jupilles – 1997 – DUNCAN LEWIS – EDOUARD FRANCOIS, architectes associés.
Photo © Duncan Lewis