Skyline

Marion Normand

Installation n°5

Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Bretagne
2018

Espèces envisagées

Bergeronnette
Sittelle torchepot
Mésange
Rouge-Gorge

Mécène

Crédit Agricole Immobilier

Mécénat de compétence

Acier Design Création
RahuelBois

L’installation située sur le mur Sud-Ouest de l’école comporte une trentaine de nichoirs en granit. Cette matérialité a été choisie pour sa pérennité, l’installation perdurera dans le temps pour trouver sa place dans le paysage. De plus, les nichoirs viennent se fondre dans ce paysage et prolonger le mur de granit de l’école d’architecture car il s’agit du même granit qui a été choisi, à savoir du Bleu de Lanhélin produit en Bretagne. Ce sont donc des matériaux et des artisans locaux qui sont à l’œuvre dans ce projet.

L’installation cherche à reproduire la skyline d’une ville, mais à échelle réduite. Une ville se définissant autant par ses pleins que par ses vides, le projet comporte cinq typologies de nichoirs espacés d’interstices. Les nichoirs respectent les critères donnés par la LPO comme le diamètre des trous, les dimensions en fonction des espèces.

Les nichoirs ont été placés à cet endroit pour plusieurs raisons. La proximité avec l’espace naturel en est une. En effet, plutôt que placer le nichoir dans la cour de l’école qui est très fréquentée et bruyante, il est plus logique de le mettre en lien direct avec la nature et le paysage environnant. De plus, les nichoirs sont placés de sorte qu’ils soient visibles par le public, mais pas accessibles directement pour ne pas déranger les oiseaux. Cela laisse une « distance de respect », on observe de loin, ce qui peut être en soi un but pédagogique pour apprendre aux enfants à laisser la nature suivre son cours et ne pas l’envahir à tout prix.

Ces réalisations de petite échelle sont conçues de façon simple et revisitent l’archétype classique du nichoir tout en lui donnant un coté moderne par sa matérialité en granit.

Références

Marion Normand

Rennes | Paris

Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Bretagne (ENSAB) en 2018, Marion Normand a exercé en tant qu’architecte au sein d’une agence rennaise avant de devenir architecte d’intérieur pour la société Office In à Paris. Elle a également fondé en parallèle le studio multidisciplinaire « Studio Makoto » avec l’architecte Pierre-Emmanuel Guyader. Architecture d’intérieur, design objet ou encore paysagisme, leur complémentarité dans différents domaines leur permet de réaliser des projets sensibles et engagés. C’est notamment le cas de leur œuvre éphémère Plastisphère présentée lors du Festival International des jardins de la Cité universitaire de Paris en 2019 traitant de la pollution des océans. N’utilisant que des matériaux naturels ou recyclés (bois, granit, textile), le respect de l’environnement est au cœur même de leur travail.

En savoir plus

Plastisphère – Festival International des jardins, Cité universitaire de Paris – 2019
Photo © Antoine Meyssonnier

Hälo, lampe en bois de châtaignier et verre recyclé poli – Concours de design Objet 2019 de la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel (SETE), catégorie Objet d’exception

Workshop Muz Yer

La proposition de nichoirs de Marion Normand a été choisie en 2017 dans le cadre d’un workshop de l’atelier Design de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Bretagne (ENSAB). Un groupe d’étudiants en 5ème année a ainsi réalisé une dizaine de projets de nichoirs qui furent exposés en mars-avril 2018 au Théâtre National de Bretagne (TNB).

Le workshop

Les projets

Le nichoir – Jordan Souchet et Margaux Orst

Do-Do – Claire Le Gonidec

Skyline – Marion Normand

Ensabird – Hugo Lambert et Guillaume Le Prisé

Neñva – Amalia Acamer Soriano

Evned Roazhoniz – Meven Delaunay et Corentin Reisch

Nichoir de Mosaic – Kristyna Potuckova

Totem – Pierre-Emmanuel Guyader

Tronc habité – Nicolas Huon, Germain Le Goff et Yoann Tréhin

Arborescence – Pauline Dupart et Nolwenn Keromnes

Le Sanctuaire – Victorien Adam, Thomas Baron et Lucas Boileau

Surplomb – A. Soveaux, I. Le Bussy et D. Pelissier

L’exposition au TNB