Une seconde résidence Art & Architecture a eu lieu en 2025 avec l’accueil, entre le 27 octobre 2025 et le 16 janvier 2026, de l’artiste designer textile Florence Wuillai.

Ce projet bénéficie du soutien de la Région Bretagne pour l’accompagnement des jeunes artistes plasticien·ne·s en Bretagne

Diplômée d’un DNSEP design textile à la Haute école des arts du Rhin à Mulhouse en 2021, Florence Wuillai s’installe à Vannes l’année suivante où elle exerce son activité de designer textile et lainière. Elle conçoit et fabrique des pièces uniques, des installations artistiques et s’inscrit depuis sept ans dans la filière lainière française où elle interroge un écosystème fertile allant de l’éleveur au designer.

En résidence au Château de la Garenne, Florence Wuillai travaille à la transcription d’une lecture du territoire sensible en projet plastique. Préoccupée par l’importance de la préservation des milieux, ses études actuelles portent sur les notions de paysage et bien commun. « Être designer aujourd’hui, ce n’est plus produire pour produire, mais créer des liens forts sur des territoires pour mieux envisager l’avenir. C’est être dans une écologie de la singularité. »

Florence Wuillai explore les territoires et leurs singularités lors de résidences de recherche et création menées dans diverses régions françaises (Bretagne, Limousin, Charentes). Elle partage son expérience à travers des conférences, des workshops en écoles d’art et de design, ainsi que des ateliers dans des écoles primaires.

Elle publie, en 2023, Métamorphoses de la laine aux Editions Cardère.

Le travail de Florence Wuillai fait l’objet d’expositions individuelles et collectives partout en France depuis 2019.

www.florencewuillai.frTélécharger le portfolio 2025

Une résidence de recherche et d’expérimentation tournée vers les paysages mouvants de la ria d’Étel, au gré des marées, et vers l’animal « sentinelle » qui la peuple : l’huître.

Florence Wuillai s’intéresse, au cours de son séjour en résidence, à l’huître, espèce endémique de la rivière d’Etel. Véritable animal « sentinelle », cette espèce est un indice de l’état de santé de l’écosystème côtier.

Grâce à la découverte de la technique du ramendage (réparation des filets de pêche), Florence Wuillai se propose de créer des microarchitectures sous-marines sous la forme de filets tissés avec des matériaux naturels et contenant des coquilles d’huîtres. Ces substrats seront déposés dans la ria au mois de juin 2026 pour tenter d’attirer les naissains et servir de supports écologiques à la création de récifs sauvages d’huîtres.

Ce projet expérimental est mené avec des scientifiques, des ostréiculteurs.trices, des paysagistes, des enseignant.e.s, autour d’une volonté commune d’interagir avec le paysage pour développer la biodiversité sans laisser de traces, les mailles des filets étant amenées à disparaître peu à peu.

Florence Wuillai a tenu, tout au long de son séjour en résidence, un journal de bord. Elle y couche, de manière quotidienne, le déroulé de ses journées, l’avancée de ses recherches et y expose ses impressions, ses réflexions, ses doutes. S’élargissent ainsi, au fur et à mesure du récit, ses connaissances et ses apprentissages. On assiste à la fabrique d’une pensée, d’un cheminement intellectuel qui la mène vers un projet à la frontière de l’art et de la science.

L’artiste s’appuie notamment sur la notion de « biorégionalisme » pour construire cette pensée, ainsi que sur un ouvrage auquel elle fait constamment référence : Arpenter le paysage – Poètes, géographes et montagnards de Martin de la Soudière. A l’image de ce dernier qui parle de son « entrée en paysage », nous entrons, avec Florence Wuillai, en ria d’Étel.

Découvrez quelques extraits du journal de bord de l’artiste dans le livret de résidence édité à l’occasion de son exposition Architectures sentinelles.

Le travail de recherche mené en résidence par Florence Wuillai a fait l’objet d’une restitution publique sous la forme d’une exposition intitulée Architectures sentinelles présentée du 29 janvier au 21 février 2026 au Château de la Garenne.

Cette exposition s’est accompagnée d’une programmation culturelle en écho au travail de l’artiste : contes, rencontres, ateliers de pratiques artistiques (photographie, feutre de laine, filet), atelier d’écriture, ciné-débat, animation nature & biodiversité.

Programme complet ici.